LES ESPRITS SUICIDÉS

Au moment de la mort, la plupart des êtres humains, qu’ils aient choisi le suicide ou non, ne comprennent pas immédiatement la transition où l’âme se sépare du corps. Ces esprits se retrouvent à côté de personnes vivantes, leur parlant comme si de rien n’était. Ils ne réagissent pas immédiatement et cherchent à comprendre pourquoi ces personnes pleurent devant une personne gisant inerte.
Lorsque certains individus passent de l’état de vivant à celui de défunt, ils se retrouvent souvent dans un état de perplexité face à leur propre corps inerte. En proie au choc de la transition entre la vie et la mort, ils observent leur enveloppe physique sans trop savoir comment interpréter cette transformation. Dans cet état intermédiaire, ils éprouvent le désir de retrouver le contrôle sur leur ancien corps, tentant en vain de se réapproprier une existence qui leur échappe désormais.
Ce choc initial laisse place à une longue période de confusion, car ces âmes demeurent dépourvues de compréhension quant à la nature de leur nouvelle réalité. Les questionnements tourbillonnent dans leurs esprits alors qu’ils cherchent en vain des réponses perdues dans les limbes de cette transition mystérieuse, ignorant le destin qui les attend, à la recherche de repères dans un univers encore inconnu.
Peu à peu, ils prennent conscience de leur situation et cherchent une issue, une solution pour réparer la faute qu’ils ont commise. Non pas envers une quelconque religion, mais plutôt envers leur famille, submergée par le désespoir qu’ils ont laissé derrière eux, en choisissant de mettre fin à leur vie. Ils tentent par tous les moyens de revenir dans le monde des vivants, prêts à essayer de prendre la place d’un autre esprit, dans le corps d’un bébé pas encore né, ou même sur des personnes récemment décédées. Cependant, il est important de souligner que ces expériences de « résurrections » sont impossibles dans la réincarnation, sauf dans des cas extrêmes que l’on appelle possession.
En tant qu’êtres vivants, nous pourrions penser que nous ne pouvons pas aider une âme désincarnée, telle celle d’un suicide. Pourtant, comme les âmes désincarnées nous assistent et nous guident, nous pouvons aussi agir en retour. Beaucoup choisissent de communiquer avec leurs proches décédés par la prière ou en leur parlant. La prière n’a pas besoin d’être religieuse pour apaiser et aider. Elle peut être une prière d’amour sincère et profonde, exprimée avec des mots qui viennent du cœur, pardonnant et exprimant combien ils nous manquent. Les lieux de prière, tels que les églises, les mosquées, les temples bouddhistes, ou les synagogues, ou tout autre lieu dédié à la spiritualité, sont propices à cette communication. Plus il y a de personnes priantes, plus cela crée une exaltation extraordinaire pour les défunts.
En conclusion, abordons ces sujets délicats avec empathie et compassion, sachant que la souffrance et les épreuves traversées par les âmes sont profondes et complexes. Chaque être humain mérite d’être entendu, compris et aimé, même après la mort.
GHL
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